Dans le Royaume des Assiettes Inquiètes : un conte qui parle aux enfants… et écoute leurs émotions
Il existe des histoires qui ne cherchent pas à expliquer.
Des histoires qui ne donnent pas de leçons, qui ne pointent rien du doigt, qui ne corrigent pas.
Des histoires qui se contentent d’être là, comme une main posée sur l’épaule, comme un souffle chaud dans le cou, comme une présence qui dit :
« Tu n’es pas seul. »
Le Royaume des Assiettes Inquiètes fait partie de celles‑là.
Dans ce conte, nous suivons Nougat et Opaline, deux chats qui ne savent rien au départ. Ils ne comprennent pas pourquoi les enfants du village se détournent de leurs assiettes, pourquoi les textures effraient, pourquoi les odeurs bousculent, pourquoi les repas deviennent des montagnes.
Alors ils partent.
Pas pour sauver.
Pas pour réparer.
Juste pour comprendre.
Et la forêt leur répond.
Ils rencontrent la Faim‑Disparue, brume fragile qui efface l’envie.
La Faim‑Trop‑Grande, masse débordante qui avale les émotions.
La Peur‑Du‑Nouveau, fil de vent qui tremble.
L’Envie‑Qui‑Court, petite étincelle qui hésite.
La Trop‑Pleine, lourde de secrets avalés.
La Pas‑Assez, fine comme un souffle qui s’éteint.
Chaque créature est une émotion.
Chaque émotion est un personnage.
Et chaque personnage raconte quelque chose que vivent les enfants — sans jamais le dire.
Nougat et Opaline ne donnent pas de conseils.
Ils touchent, sentent, goûtent, hésitent, reculent, reviennent.
Ils vivent ce que vivent les enfants.
Et c’est ainsi que le conte parle : par le geste, par le silence, par la présence.
Ce livre n’est pas un guide.
Ce n’est pas un manuel.
Ce n’est pas une solution.
C’est un chemin.
Un chemin où les enfants peuvent se reconnaître, où les parents peuvent respirer, où les émotions ont enfin un visage, une forme, un nom.
Un chemin où l’on avance doucement, un tout petit morceau à la fois.
Dans le Royaume des Assiettes Inquiètes, personne n’est obligé de manger.
Personne n’est obligé d’aimer.
Personne n’est obligé d’aller vite.
On apprend à toucher.
À sentir.
À goûter.
À revenir.
À être là.
Et parfois, être là… c’est déjà beaucoup.
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